Dès mon plus jeune âge, j’ai ressenti cette fascination que les chevaux exercent sur moi.
"A cheval, c’est là que je me sens le plus vivant"
J’ai monté au manège Roger Bourquard à Glovelier dès l’âge de 9ans. Il a été mon premier entraîneur, "Roger dit le blanc", insiste pour me faire passer ma licence avant l’âge, examen réussi le 27 octobre 1993 . Je n’ai que 11 ans.
La passion des chevaux
Grâce à Monsieur Arthur Schmid qui m’a confié Lampire, un cheval d’exception un grand maître pour un jeune cavalier, ma progression a été rapide. RI RII RIII JIII MII, toujours sous la houlette de Roger Bourquard qui est resté un fidèle supporter.
En 1994, je suis qualifié pour la finale du Championnat de Suisse Juniors. En fin d’année, je suis intégré dans le cadre A de l’ Equipe Suisse Juniors.
Juniors
A 14 ans je reviens dans les écuries familiales à Bassecourt et travaille avec mon père, qui vient de mettre un terme à sa carrière sportive.
Je passe toutes mes vacances chez Beat Mändli, qui m’a énormément appris, et m’intègre rapidement dans l’effectif des professionnels.
En 1996, je débute mes premiers S. et termine 5ème aux Championnats Suisses Juniors à Dagmersellen. J’ai 14 ans, et désormais ma seule passion dans ma vie, ce sont les chevaux.
En 1997, je gagne ma première médaille de bronze aux Championnats d’Europe Juniors à Morsele. Le Grand-Prix de Reims / Valbonne, une médaille de bronze aux Championnats Suisse Juniors à Giubiasco/ trois victoires au CSI de Rosenthal.
En 1998, je remporte le titre de Champion Suisse Juniors, et plusieurs victoires en Grand-Prix, CSIO de Reims /CSI Pise/ CSI Neuendorf/ CSI Vienne.
Le 15 janvier 1999 je gagne le Championnat Audi à Leipzig. J’ai donc reçu ma première voiture, une Audi A3 , que nous avons revendue sur place, je n’avais que 17 ans. Deux victoires au CSIO de St-Gall.
Eté 1999: un podium et une médaille de bronze aux Championnats Suisses Elite. Une semaine plus tard une 4ème place aux Championnats d’Europe à Münchwilen.
Jeunes cavaliers
Durant les saisons 00-01, j’ai gagné divers Grand-Prix et remporté également des victoires à Ascona, Neuendorf, Vienne ainsi qu’une belle quatrième place aux Championnats d’Europe Jeunes Cavaliers sous la houlette de mon père et de Jürg Notz à Gijon.
2002 une année de transition
Début de saison prometteur avec plusieurs victoires dont trois au CSIO de Kerzers. Une belle médaille de bronze aux Championnats d’ Europe des Jeunes Cavaliers à Copenhague, toujours sous la houlette de mon père et de Jürg Notz.
Une fin de saison peu glorieuse : abandon au Championnat Suisse, changements de chevaux.
24 septembre 2002 coup de téléphone
Alors que je monte dans mon camion pour Zagreb, le téléphone sonne: Jan Tops me propose de monter pour lui comme premier cavalier à Valkenswaard.
Avec cette excellente nouvelle "c’est le rêve de tout cavalier" nous gagnons la Coupe des Nations de Zagreb. Les événements se sont littéralement précipités. Moins de deux semaines après l’appel de Jan Tops, je signais mon premier contrat.
Une nouvelle aventure commence. J’ai tout juste vingt ans. J’ai donc signé mon premier contrat.
Au cours de cette première année, je m’adapte et je prends mes marques. Ce contrat, basé sur le long terme, va me permettre de peaufiner mon apprentissage de cavalier professionnel sans avoir une trop grande pression sur les épaules. Dans l’esprit de Jan Tops, il s’agit de procéder étape par étape. Je pense que j’ai une chance formidable de mettre le pied dans le top de l’hippisme dans de telles conditions.
Février 2006
C'est effectif depuis ce week-end de mi-février : Steve Guerdat quitte les écuries de Jan Tops et les Pays-Bas, après quarante-et-un mois passés à Valkenswaard. Le départ de "Tijl" (le cheval No 1 de Suisse en 2005, avec 207'985 fr. de gains) aura provoqué le sien. "Jan Tops m'aura permis de disputer tous les grands championnats depuis 2003 et de gagner deux médailles, mais je suis à une étape de ma carrière où je préfère travailler sur d'autres bases, avec des chevaux qui restent, et non plus chez un marchand", nous précisait le lundi 20 février Steve Guerdat (23 ans), tout juste arrivé à Vejer de la Frontera, où il devrait passer plusieurs semaines, sur le "circuit du soleil". Et le talentueux Jurassien de préciser: "je vais monter pour Alexander Onischenko, qui me confie une dizaine de chevaux". Comme ce richissime ukrainien, cavalier à ses heures et basé à liège, entend monter une équipe performante et comme l'Allemande Katarina Offel et les Belges Vangeenberghe et Wathelet sautent désormais pour l'Ukraine, on lui a demandé s'il envisageait de les imiter. "Ce n'est pas une question d'actualité. Je monterai pour la Suisse ici et lors des concours suivants", a répondu le Romand. Dont acte.
Dès mon retour, je prends la direction de Chiètres, chez Jurg Notz, ou je me remets à monter.
Je vais m'accorder le temps de la réflexion et essayer de faire le bon choix. Je vais entreprendre quelque chose de nouveau, mais je ne sais pas encore quoi.
Monsieur Piaget, décide de m’aider
Pendant près de quatre ans, Steve Guerdat a été le premier cavalier de l’écurie Jan Tops. Aux Pays-Bas, il a confirmé son génie de l’équitation, se classant régulièrement dans les plus grands rendez-vous internationaux. Fin 2005 il s’est même hissé jusqu’au douzième rang mondial. Une seule ombre au tableau : la vente répétée de ses meilleurs chevaux. Car Jan tops est un marchand, et les cracks ne restent jamais longtemps dans les écuries. En février, il vend la monture de pointe de Steve Guerdat, Tijl van het Pallieterland. S’en est trop pour le jeune prodige qui quitte les Pays-Bas. Le richissime homme d’affaire ukrainien Alexander Onischenko lui a fait une offre alléchante : il a proposé à Steve de venir monter dans ses écuries et s’est engagé à lui mettre entre les mains des montures d’exception. Seule condition : Steve doit courir sous les couleurs ukrainiennes. Le Jurassien accepte, mais se rétracte au dernier moment. Il n’abandonne pas le passeport à croix blanche et rentre en Suisse, seul et sans perspectives professionnelles.
De retour en suisse, printemps 2006, Steve Guerdat est forcé de recommencer à zéro. Fini les dix chevaux par jour et les grands concours internationaux. La chute est rude et durant, cette période, il est au fond du trou. C’est grâce à un ami de longue date, Monsieur Yves Piaget, qui décide d’investir pour aider le jeune champion que Steve retrouve les concours prestigieux les places d’honneur avec sa nouvelle écurie et la prometteuse Jalisca Solier.
Avril 2007
Peu avant de s’envoler pour Las Vegas, rejoindre Trésor (parti trois jours avant lui, via Amsterdam) afin de disputer sa seconde finale de coupe du monde, Steve Guerdat a bien voulu nous ouvrir les clés de son nouveau petit paradis : le Rütihof ! Visite guidée.
« C’est vraiment idéal, fonctionnel, vaste, aéré, ici tout a été conçu pour le bien-être du cheval », résumait Steve Guerdat (25 ans en juin prochain) en nous présentant ses nouvelles installations, situées sur les hauts de Herrliberg (ZH). Des écuries cinq étoiles, nichées dans un cadre très naturel. Le Lac de Zurich et la goldkünste (litt. La Rive d’or) sont à nos pieds, mais ici, c’est la campagne. Et les forêts sont portée de sabot.
On est à 6 km à peine du bord du lac et à 15 km au sud-est de Zurich. En face, sur l’autre rive du lac, se trouve Thalwil, où est basé Beat Mändli. Les deux finalistes de la Coupe du monde 07 sont à deux battements d’aile d’oiseau. Et dire que tous deux ont atterri ici après un crochet par le canton de Fribourg, l’un à Riaz, chez les liebherr, l’autre à Chiètres, où les Notz lui ont fait bon accueil durant douze mois. Avouez que le Schaffhousois et le Jurassien (que treize ans les séparent) n’ont pas seulement une équitation et une silhouette proches, mais un parcours assez voisin !
Tous deux sont dotés d’un immense talent et ont désormais les moyens et les mécènes de leurs ambitions. Si Beat Mändli est aidé par les frères Theiler, Stefan Stamm et quelques autres, Steve Guerdat peut bâtir son avenir avec l’aide d’Yves Piaget et d’Urs Schwarzenbach, sans compter celle de son père et de ses proches évidemment
J’ai rencontré des gens exceptionnels dans ce métier
- Je pense à mes premiers mécènes Agnès et Godi Aeschbacher, a Messieurs Yves Piaget mon propriétaire, Urs Schwarzenbach propriétaire et sponsor des somptueuses écuries du Rütihof. Vous m’avez apporté tellement de bonheur, je vous dis publiquement MERCI.
- « Mes parents m’ont donné la liberté ».
- Parmi les gens qui me touchent de près, il y a ma famille, mes parents surtout et mon frère Yannick.
Le vaste horizon
« Ce dur désir de durer » demeure un leitmotiv dans ma vie, car il m’ importe de progresser et de cumuler les expériences au travers de ma passion.
Merci beaucoup d’être venus me rendre visite. Je suis impatient de vous retrouver, vous tous, sans oublier mon fan’s club!
Merci de partager avec moi tous ces instants de vie inoubliables.



