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Steve Guerdat

CSI de Cannes 2005

jeudi 28 juillet 2005

Une première pour Steve Guerdat

 

 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
 
Steve Guerdat était à la fête à Cannes. Non seulement, il y a célébré vingt-troisième anniversaire (le 10 juin), mais également, le lendemain soir, la sixième victoire de sa jeune carrière en Grand Prix international, la première de la saison et d’un cheval réputé difficile, mais bourré qualités : Tijl Van Het Pallieterland (BWP de neuf ans par Fantastique x Codex).
 
Nous avons joint le cavalier suisse par téléphone, quelques jours après le concours, pour revenir sur cet exploit. Une performance d’autant plus admirable qu’elle tombe quatre mois à peine après s’être retrouvé du jour au lendemain dépourvu de chevaux de Grand Prix.
 

« Nous n’avons pas beaucoup de chevaux de ce niveau en Suisse »

 
Grand Prix : En février, vous perdez vos principaux chevaux et dimanche, vous gagnez à Cannes. Comment avez-vous fait ?
Steve Guerdat : C’est là que l’on se rend compte de la chance et du principal avantage que l’on a de monter pour l’écurie Tops. Si les chevaux sont vendus, on retrouve derrière la même qualité de chevaux. Alors bien sûr, cela prend un certain temps de trouver les bons réglages. Ce cheval-là a toujours été un cheval de qualité, et on pensait qu’il avait le potentiel pour remporter des épreuves de ce niveau-là.
 
G.P. : Justement, parlez-nous un peu de ce Tijl Van Het Pallieterland… D’abord, comment l’appelez-vous aux écuries, parce que ce nom est quasiment imprononçable ?
S.G. : Oui, je ne sais pas d’où vient ce nom… C’est un cheval belge et vous savez, les chevaux belges ont des noms toujours un peu bizarre. Nous, nous l’appelons « Til », tout simplement. C’est un cheval qui était en Suisse depuis l’âge de cinq ans, où il était monté par Christophe Barbeau. Il a toujours fait parler de lui pour ses qualités de sauteur, mais qui avait des problèmes de contrôle, et également sur les rivières. Comme tout le monde connaissait le cheval, tout le monde connaissait ces problèmes-là, et Jan l’a acheté à Barbeau en connaissance de cause. Nous nous sommes donc attelés à régler ces deux difficultés, et cela s’est finalement amélioré. Mais c’est un cheval qui a toujours été précédé d’une grosse réputation de sauteur.
 
G.P. : Sera-t-il « suffisant » pour envisager une place dans l’équipe suisse qui ira à San Patrignano ?
S.G. : Oui, je pense que nous n’avons pas beaucoup de chevaux de ce niveau en Suisse. Il a maintenant fait trois Grands Prix : Wiesbaden, qui était une grosse épreuve, où il se classe troisième, puis Madrid où il fait zéro et quatre (douzième) dans le Grand Prix, et enfin celui de Cannes qu’il gagne. Il ira à Rotterdam où il fera partie de l’équipe. Donc oui, je pense que ce cheval a toutes les qualités pour faire partie de l’équipe.

G.P. : Comment s’effectuera la sélection de l’équipe suisse ?
S.G. : Donc, je vous le disais, nous irons à Rotterdam qui constituera un test essentiel. Je ferai partie de l’équipe de la Coupe des Nations pour la première fois de l’année avec « Til », Si jamais je suis sélectionné j’aurai également la possibilité de monter Pialotta au Championnat d’Europe. Après, on verra lequel des deux chevaux sera le plus en forme pour le jour J.
 
G.P. : comment était ce parcours cannois ?
S.G. : c’était une bonne épreuve, sans rien d’exagéré. C’était difficile, bien construit, mais on a remarqué que tout au long du concours, la majorité des sans faute se faisait soit en début, soit à la fin des épreuves. Lorsque la lumière passait du jour à la nuit, en milieu d’épreuve, la vision était moins bonne.
 
G.P. : Votre impression générale sur ce concours ? Evolue-t-il bien ?
S.G. : Oh oui, c’est un concours fantastique, il n’y a rien à dire. En tout cas, j’adore y aller : c’est le seul concours de l’année où nous, cavaliers, pouvons à la fois faire notre métier le soir dans les meilleures conditions et décompresser dans la journée. Des demi-vacances ! Le concours en lui-même est fantastique question infrastructure, dotation et traitement des cavaliers. Nous sommes logés au Majestic lucien Barrière, et c’est loin d’être désagréable ! C’est vraiment un grand concours.
 

« Jan est un cavalier qui n’a plus rien à prouver… »

 

G.P. :Jan Tops est classé dans ce Grand Prix avec Grande Dame. Cependant, il a pris du recul avec l’équipe de Hollande. Est-ce que cela veut dire aussi qu’il a moins de temps à passer à cheval, s’entraîne-t-il moins ?
S.G. : Oui. Il a un énorme business, il se donne à 200% pour moi et Edwina, sa compagne. Cela lui prend du temps et des chevaux. Son commerce lui donne considérablement de travail, il bosse douze heures par jour. C’est  quasiment impossible de tout faire entre le commerce de chevaux, l’organisation des concours et se consacrer encore à 100% à la compétition. Et puis c’est un cavalier qui n’a plus rien à prouver, qui a presque tout gagné, qui a fait partie pendant vingt ans des dix meilleurs mondiaux, et qui a participé, parfois gagné, tous les grands championnats…
 
G.P. : Bref, il a moins envie ?
S.G. : Non, non, pas du tout. Il a toujours envie de faire le mieux possible et on le voit encore, il a de très bons résultats. Mais il n’a plus le temps de se consacrer à fond à la compétition. Toutefois, pendant le temps qu’il s’y consacre, il se donne à fond ! Si les journées avaient trente heures, il en passerait six de plus à cheval.

G.P. : Qui s’occupe de l’entraînement de Grande Dame par exemple ?
S.G. : A l’écurie, soit moi, soit d’autres cavaliers de son staff. Nous avons trente-cinq chevaux ici, et quand nous sommes tous les trois en concours, nous ne prenons que sept ou huit chevaux avec nous, et il faut donc du monde aux écuries pour monter les autres.
 
G.P. : Combien de personnes travaillent aux écuries tops ?
S.G. : Jan emploie une trentaine de personnes…
 
G.P. : Pour trente-cinq chevaux ?
S.G. : Oui, mais cela comprend aussi le personnel de bureau, le secrétariat, les gens qui travaillent sur l’organisation du concours qui dure trois semaines.
 
G.P. : A Cannes, on a vu Pialotta sous la selle d’.edwina Alexander…Ella  a d’ailleurs merveilleusement sauté, mais elle n’est toujours pas vendue ?
S.G. : Elle est déjà vendue. Elle a été achetée par Edwina elle-même, par Jan et  par le fondateur d’Isovlas, Cees van Opstal, d’où l’affixe que porte désormais la jument. Et c’est donc Edwina qui la monte dorénavant.
 

Jan Tops : « Ce qui est important pour moi c’est de donner la chance

de réussir à des cavaliers qui se montrent loyaux avec moi »

 

G.P. : Toutefois, si je vous ai bien compris, Edwina est prête à vous la prêter pour le championnat d’Europe de San Patrignano si nécessaire… C’est sympa, non ?
S.G. : Elle me l’a déjà prêtée pour la finale de la Coupe du monde à Las Vegas et elle me la prêtera effectivement  pour San Patrignano si nécessaire, et c’est cela qui est super dans cette écurie !
 
G.P. : Edouard Mathé vient d’être recruté par les écuries Tops : quel y sera son rôle, et le reverra-t-on bientôt en CSI ? 
S.G. : Nous n’avons fait que de nous croiser et il vaut mieux poser cette question à Jan lui-même. (Donc, changement d’interlocuteur !)
 
Jan Tops : Je viens de l’engager, effectivement. C’est un bon cavalier, un bon travailleur… Maintenant, je ne peux pas dire aujourd’hui si je vais l’engager bientôt en internationaux. Il a une chance à prendre, c’est certain, mais tout dépend également de nos effectifs en chevaux. Nous sommes déjà trois personnes à monter en Grand Prix au sein du team, et je ne peux pas dire de quoi l’avenir sera fait. Il lui faudra savoir attendre son heure.

G.P. : Un mot sur ce team : Edwina qui vient d’acquérir Pialotta, est prête à la confier à Steve pour les championnats d’Europe si nécessaire. C’est fabuleux ! Est-ce que cela veut dire aussi que c’est plus important pour vous que la Suisse, avec votre cavalier, fasse un meilleur résultat au Championnat d’Europe que l’équipe de Hollande, dont vous ne voulez plus faire partie ?
 
J.T. : Ce n’est pas une question de nationalité. Ce qui est important pour moi, c’est de donner la chance de réussir à des cavaliers qui se montrent loyaux avec moi, qui sont travailleurs. Steve travaille beaucoup comme tout le monde dans mon équipe. Ce travail d’équipe, où chacun est solidaire, est quelque chose d’important pour moi. Je ne veux pas aider spécialement telle ou telle personne. Tout ce que je fais, je le fais pour l’ensemble de l’équipe. Steve est un cavalier qui avait du talent avant de venir chez moi, mais maintenant il gagne beaucoup. C’est parce qu’il est dans un système où chacun doit donner à l’autre. C’est un cavalier calme et froid dans la tête… C’est parfait.

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