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Steve Guerdat

Interview croisée de Philippe et steve guerdat Champions de père en fils

vendredi 20 avril 2007
Mars 2007
 

Philippe Guerdat est ici à Paris-Bercy sur Lanciano 5, qu’il classa plusieurs fois dans ce GP Coupe du monde (3e, 5e). Avec lui, le Jurassien s’adjugea plusieurs Prix des Nations et le GP de France ‘88 au CSIO de Dinard (N. Skelton, J. Whitaker et P. Durand sur Jappeloup étaient du barrage...), se classant aussi 2e du GP d’Europe ‘90 à Aix-la-Chapelle.

Photo: François Mösching
En 2006, on a eu le plaisir de voir Steve Guerdat plus souvent en Suisse romande (ici à Cheseaux, avec Roulette 5). Mais pour le Jurassien, de retour du Bénélux, il s’agissait d’une dure traversée du désert, finalement beaucoup plus courte que prévue, puisqu’il brille de nouveau au plus haut niveau: triomphes en Coupe du monde à Genève et à Vigo, succès à Paris et ailleurs, levoilà relancé!

 Le père fut le premier Romand à décrocher des médailles européennes en saut. Le fils fut le second à réussir pareil exploit et il galope allègrement sur ses traces, au point de le dépasser. A pas 25 ans! Philippe Guerdat a rangé ses bottes très tôt, voici douze ans déjà, pour mettre tous les atouts, chevaux et sponsors, du côté de Steve. Il entraîne l’équipe d’Ukraine, 4e des Mondiaux ‘06, après avoir dirigé les Espagnols (élite, jeunes cavaliers et juniors) durant trois ans. Steve lui a donné raison en devenant très vite l’un des cavaliers les plus doués de sa génération. Il est né en 1982, comme «Le Cavalier Romand». Cette année-là fut mémorable pour Philippe, qui gagna le GP et la Coupe Suisse à Tramelan, devant son public, avant d’aller briller à la tournée nord-américaine. A son retour, on se souvient de la longue interview accordée au «Cavalier Romand», revue pour laquelle il écrivit de nombreux billets pleins de verve. Une interview croisée entre père et fils s’imposait donc... à plusieurs titres.

C. R.: Le monde hippique a-t-il beaucoup changé? En 25 ans, qu’est-ce qui a le plus évolué? Le respect pour le cheval est-il le même? Le dopage a-t-il augmenté?

• Ph. G.: Les comparaisons sont difficiles, car tout a énormément évolué du point de vue technique. Les hauteurs
n’ont pas augmenté (au contraire…), mais le matériel est dix fois plus léger, plus court (barres de 3 m à 3,5 m., là où elles étaient de 5 à 6 m. il y a vingt ans), les distances, tout a changé. Autrefois, les obstacles étaient isolés, aujourd’hui, les contrats de foulées se font en 3, 3 ½ , 4 ou 4 ½ foulées, ce qui rend tout plus compliqué pour les chevaux et les cavaliers. De plus, la saison ne s’arrête plus: Coupe du monde, extérieur, Super Ligue Samsung, Championnats d’Europe ou du monde, Jeux Olympiques, tout s’enchaîne très vite, ce qui rend le choix des programmes, des buts, de plus en plus compliqué (finale de la Coupe du monde ou Championnat ou les deux, mais alors comment?) et demande des piquets de chevaux de plus en plus grands. Les meilleurs ont deux, voire trois ou quatre chevaux de GP! On parle de dopage, mais je crois qu’il y a beaucoup d’exagération, surtout qu’avant nous n’étions pas contrôlés souvent. De plus, rares sont les produits qui pourraient changer le cours du sport, si ce n’est des anti-inflammatoires autorisés auparavant et qui ne le sont plus aujourd’hui: il faut bien dire que notre législation est bien plus sévère que celle qui prévaut pour les humains.

• S. G.: Je ne peux pas parler de cette évolution car mon expérience n’a que quelques années, mais je me rends bien compte que tout devient plus professionnel, plus structuré, plus technique, plus intense (CM, CE, CM, JO, Super Ligue, Riders’ Tour, Global Tour, etc ) et qu’il faut suivre cette évolution pour ne pas être largué.

Les qualités et les grandes différences entre le père et le fils?

• Ph. G.: La différence entre nous deux est essentiellement sportive, c’est-à-dire que Steve a beaucoup plus d’ambition que je n’en avais, qu’il est moins patient, mais plus gagneur, plus méticuleux dans son sport que je ne l’étais. Il faut dire qu’il y avait beaucoup plus d’improvisation dans tous les domaines. Autre différence, à moins de 25 ans, il a déjà plus d’expérience que lorsque j’avais dix ans de plus… Faire ses premiers Championnats à 20 ans ou à 30 ans passés, c’est une grosse différence. Sinon, nos deux caractères sont assez semblables, ce qui n’est pas toujours facile, ni pour nous, ni pour ceux qui nous entourent… (ndlr: Steve ne répond pas, ayant peu vu les grands parcours de son père, sinon à la TV.)

La qualité moyenne des chevaux est nettement supérieure, mais qu’en est-il des cracks, des Deister, Gladstone ou Milton d’aujourd’hui?

Ph. G.: La qualité des chevaux est devenue exceptionnelle, mais il y a aussi de plus en plus de grands et bons cavaliers, ce qui rend la tâche de plus en plus ardue. On voit de moins en moins de couples mythiques comme le furent Halla-Winkler, Jappeloup-Durand, Milton-Whitaker ou encore Calvaro-Melliger, même si Shutterfly a peut être plus gagné de Grands Prix, mais les concours s’enchaînent si rapidement qu’on oublie tout beaucoup plus vite… Je ne dis pas que je regrette, car il faut vivre avec son temps et je pense qu’on assiste aujourd’hui à de vrais spectacles sportifs, semaine après semaine.

Quels souhaits et quelles craintes pour les 25 ans à venir? Etes-vous confiants en l’avenir?

Ph. G.: Je pense que tout va encore plus se professionnaliser. L’argent joue un rôle de plus en plus important dans
tous les domaines et le niveau va encore plus s’élever à mon avis, car les jeunes montent de mieux en mieux et notre sport commence à se médiatiser et à se vendre de plus en plus. Alors vive les 25 prochaines années, avec une petite larme de nostalgie pour les 25 dernières…

S. G.: J’espère que l’hippisme va rester une discipline olympique, je suis confiant en l’avenir de notre sport. J’espère aussi avoir encore longtemps ma carte à jouer et souhaite participer personnellement aux différentes évolutions qui ne vont pas manquer d’intervenir.

Propos recueillis Par Alban Poudret
 
Tel père, tel fils
Il est parfois des clins d’oeil de l’histoire assez amusants. Au seuil de la saison ‘07, le palmarès de Steve Guerdat ressemble comme deux empreintes de sabot à celui de son père: deux médailles, d’argent et de bronze, aux Championnats d’Europe, et ce à deux ans d’intervalle (‘85/’87 pour le père, ‘03/’05 pour le fils), une cinquième place par équipe aux JO (Los Angeles pour l’un, Athènes pour l’autre), de belles victoires individuelles (le GP du CSIO de France ou Madrid pour Philippe, Cannes ou Genève pour Steve), de vraies «perfs» à Aix-la-Chapelle (le Prix des Nations ‘84 et la 2e place du GP d’Europe ‘90 pour l’un, la 5e du GP ‘05 pour l’autre). Et l’on pourrait encore continuer ainsi: une 4e place aux Européens juniors chacun, des podiums en Suisse, du bronze ensuite en élite. Presqu’un gag! Le père a quelques longueurs d’avance au niveau des Prix des Nations (sept victoires) ou de la Coupe Suisse (deux succès), mais le fils, qui a redit à Palexpo combien il avait eu de la chance d’avoir été mis sur de bons rails, a l’avantage en Coupe du monde (Palexpo et Vigo) et l’avenir devant lui, vingt ans au moins pour surpasser le palmarès de son père et conseiller. Cela va plus vite pour Steve, tout s’accélère... Cet arrêt sur image montre en tout cas comme une filiation. A. P.

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