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Steve Guerdat

Lamaze, un champion hors normes

vendredi 22 août 2008

A l'issue d'un barrage contre le Suédois Rolf-Göran Bengtsson, Eric Lamaze a décroché, à 40 ans, le plus grand titre de sa carrière. Seul Suisse qualifié pour la 2e manche, Steve Guerdat (ci-dessus) et sa jument «Jalisca-Solier» ont fait tomber deux barres. Les privant de tout espoir de médaille.

Le Québecois a eu un parcours difficile, mais il a un talent fou et un cheval hors pair: il fallait tout ça pour gagner hier! Quoique déçu, Steve Guerdat, 10e, peut être fier d'avoir lutté au niveau des meilleurs

Alban Poudret - le 21 août 2008, 22h56
Le Matin

Après une journée et des parcours aussi rudes, mais aussi une vie faite de hauts et de bas, pleine de cabosses, Eric Lamaze voulait pouvoir savourer sa victoire: «Le rêve d'une vie se réalise, comprenez que je veuille d'abord goûter ces instants.» Et d'ajouter: «Le passé, c'est le passé. Merci à ma famille, à mes amis, à tous ceux qui m'ont soutenu dans les moments difficiles, je partage ce bonheur avec eux.»

Le parcours d'Eric Lamaze fut en effet semé d'embûches et tout sauf rectiligne. Une enfance pas facile et quelques ennuis dus à la cocaïne. Cela le priva des JO d'Atlanta (quatre ans de suspension!) et de Sydney et failli le bannir à vie du sport de compétition. Est-ce pour rattraper le temps perdu et les bêtises alors faites que le Montréalais est devenu plus sérieux et si brillant?

Fantastique étalon
C'est aussi la rencontre avec un étalon hollandais, un phénomène, nommé «Hickstead», comme le concours anglais. Un petit cheval athlétique et volontaire, comme lui en fait. A eux deux, ils font la paire! Lamaze l'avait acheté à 7 ans, en Belgique, et il l'a fait de C à Z. Hormis quatre mois de convalescence pour coliques, fin 2007, «Hickstead» brille. Au point que son cavalier, désormais installé dans l'Ontario, est No 3 mondial avec un seul cheval de pointe. Son or, il ne l'a pas volé!

Comme à Los Angeles, en 1984, on eut droit à un double barrage. Un pour l'or, entre Lamaze et le Suédois Rolf-G. Bengtsson, si fin avec «Ninja» et qui eut aussi fait un beau vainqueur. L'ultime mur le piégea. «Mais pour battre Eric, il fallait absolument tout tenter.» Et un autre barrage pour le bronze, à sept (à L.A., Heidi Robbiani Hauri et «Jessica V», 3es, avaient dû affronter deux paires). De la folie! Malgré Meredith Michaels Beerbaum, 4e, son beau-frère, Pessoa et Cie, l'Américaine Beezie Madden fut une fois encore la meilleure à ce jeu-là.

Entre regrets et satisfaction
Des trois Suisses en finale, Steve Guerdat fut le seul à suivre tous ces as en seconde manche. Et il évolua à leur hauteur, ne commettant qu'une erreur par manche, là où il en aurait fallu une seule de la soirée pour barrer avec eux. «Jalisca-Solier» franchit cette fois-ci la rivière, mais le cavalier jurassien avait été obligé d'attaquer l'eau de loin et il eut du mal à caser ses foulées sur le vertical suivant, qui tomba.

«Au vu de cela, j'ai essayé d'en faire une de moins sur la palanque No 9 en seconde manche, mais je l'ai payé. «Jalisca» a très bien sauté, c'était très gros et je suis fier d'elle. Je suis déçu bien sûr de ne pas avoir été au bout de mon rêve, mais on a plutôt réussi nos Jeux.» Finir 10e, à égalité avec le champion du monde Jos Lansink et «Cumano», c'est déjà ça! Et on ajoutera que du bronze viendra peut-être le récompenser bientôt, lui et ses trois coéquipiers (lire ci-contre).

Deux fautes empêchèrent Niklaus Schurtenberger et Pius Schwizer, 23es ex aequo, de poursuivre l'aventure en seconde manche. «Je crois que «Cantus» a eu un petit coup de fatigue, il était moins fringant, mais je ne m'explique pas la première faute (n.d.l.r.: dans le triple)», résumait le premier. Schwizer, lui, s'en voulait de n'avoir pas abordé la ligne «rivière-vertical» en cinq foulées et, contrarié», ajoutait: «J'ai mal monté.» C'est faux et la performance des trois Suisses ici fut assez remarquable. Rolf Grass le relevait du reste avec reconnaissance et soulagement.

 
Quatre tricheurs bannis

Le règlement a changé depuis Athènes, un cas de dopage est sanctionné avant la contre-expertise. On a pu faire le ménage juste avant la finale!

C'était trop beau pour être vrai, treize jours de temps clément (quelques gouttes bienvenues pour le cross, c'est tout) et du beau sport, sans tache... Ou presque car, hier à Hongkong, on annonçait un typhon pour la nuit et, dans le stade de Sha Tin, encore vide, un coup de tonnerre a éclaté dès l'après-midi, avec l'annonce de l'exclusion de quatre cavaliers, à quelques heures de la finale.

Et il ne s'agissait pas de quatre illustres inconnus, mais de gros poissons, l'Allemand Christian Ahlmann, multimédaillé et champion d'Europe 2003, l'Irlandais Denis Lynch, vainqueur à répétition cette année, le Brésilien Bernardo Alves ainsi que Tony André Hansen, leader de cette surprenante équipe norvégienne en bronze et ex-chanteur pop à succès. Pour du rock, c'était plutôt hard!

Tous au même produit
Les rumeurs les plus folles circulèrent jusqu'à ce qu'une conférence de presse ne vienne donner des précisions. C'était bien ces quatre oiseaux-là et ils étaient tous coupables de la même tricherie. Leurs chevaux étaient positifs à la capsaicin, un piment appliqué sur les antérieurs de leurs chevaux, l'hypersensibilisation de leurs jambes les rendant plus respectueux des barres.

Triche ou pas, «Cöster», le crack d'Ahlmann, contrôlé après la première manche de l'épreuve par équipes, ne fut que l'ombre de lui-même toute la semaine. On notera par ailleurs qu'aucun cheval allemand n'avait fait un sans-faute ici (en 16 parcours), jusqu'au beau sursaut des Beerbaum, hier. La tête du sélectionneur allemand Kurt Gravemeier, dont deux protégés, Pia Luise Aufrecht et Toni Hassmann, ont déjà trempé dans plusieurs affaires de dopage, est demandée.

Sur la sellette aussi, l'ex-cavalier irlandais Gerry Mullins, qui était l'entraîneur de Cian O'Connor, le champion déchu à Athènes, et qui est maintenant celui de Tony André Hansen. Sale passe pour lui et pour l'Irlande, puisque Lynch fait aussi resurgir un passé assez douloureux...

Les autres Norvégiens étaient-ils nets? On ne le saura pas, un seul cheval par équipe médaillée et quinze montures au total ayant alors été contrôlées. La Fédération équestre internationale a reconnu hier que c'était encore insuffisant. Ce qui a progressé en quatre ans, en revanche, c'est la rapidité de la procédure, les tricheurs étant écartés de la compétition après la première analyse déjà.
 

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