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Steve Guerdat

Steve Guerdat cavalier un point c'est tout

mercredi 15 juin 2005

Source: Sophie Kasser-Deller

Aussi loin qu'il s'en souvienne – et même au-delà ! –, Steve Guerdat n'a toujours eu qu'une seule idée en tête: devenir cavalier. A 2 ans et demi déjà, sa maman le regarde monter des heures durant. Puis Frédy (le groom de son père Philippe), Roger Bourquard, Beat Mändli (son modèle, "la classe à cheval"), son père et enfin Jan Tops prendront le relais. Animé d'une passion, d'un engagement sans faille et grâce à un travail de stakhanoviste, Steve gravit les échelons avec une précocité qui force l'admiration.

Mais le Jurassien de Bassecourt, fort de "ne pas avoir brûlé les étapes", a les pieds sur terre: pas question d'attraper la grosse tête. Aujourd'hui, il est chez Jan Tops, l'un des plus grands marchands de chevaux du monde, à Valkenswaard, dans le sud de la Hollande. Il collectionne les succès, tient la dragée haute aux Beerbaum, Pessoa & Cie. Cet été, il a grandement contribué à la médaille de bronze des Suisses aux Européens de Donaueschingen. Mais il avoue modestement "remettre quotidiennement l'ouvrage sur le métier, car tout est à améliorer chaque jour".


En 1997, Steve Guerdat était, à quinze ans et demi, le plus jeune participant au CSI-W de Genève. On parlait alors d'espoir prometteur, au talent inouï. Cette année, c'est en pilier du team suisse que l'on attend le Jurassien de 21 ans à Palexpo. Rencontre avec celui que d'aucuns n’ont pas hésité à qualifier de "Federer de l'équitation".

Comment se passe une journée type à Valkenswaard ?

Je me lève à 6h30. De 7h00 à 13h00, je suis à cheval, puis de 14h00 à 18h00... ou plus, on déborde souvent ! Je monte au minimum dix chevaux par jour, souvent onze ou douze, sans compter ceux que je présente aux clients. Le soir, je vais au fitness. Les chevaux sortent trois fois par jour, deux fois sous la selle, au travail et en balade, une fois au tapis ou au parc, selon les chevaux. Personnellement, je ne monte les chevaux que pour les travailler, principalement sur le plat, car nos chevaux ont une qualité telle qu’ils n’ont pas besoin de sauter beaucoup à la maison.


Êtes-vous le seul cavalier de l’écurie ?

Le seul cavalier de concours, oui. A la maison, où nous n’avons jamais plus de 30 chevaux, Jan Tops en monte un ou deux par jour, son amie aussi et un autre cavalier nous aide pour le travail sur le plat. La plupart du temps, je monte seul, et c’est mieux ainsi, car cela évite de discuter ou de se disperser ! Jan, ou son bras droit équestre Thomas (Kohler) est en revanche toujours là quand je saute, hormis s'il s'agit de petits réglages pourlesquels Jan me fait confiance.


DEUX HEURES DE FITNESS


En quoi estimez-vous avoir le plus progressé depuis votre arrivée chez Jan Tops ?

Sur le plat, où j’ai beaucoup évolué. L’hiver dernier, j’ai travaillé une à deux fois par semaine avec un entraîneur de dressage. Je fais aussi beaucoup de fitness, de musculation, près de deux heures par jour. Cela m’aide énormément. Je suis devenu plus fort, plus présent avec mes chevaux. Par ma morphologie, je manquais d'autorité sur les chevaux, mais maintenant, j'obtiens plus facilement et plus vite les résultats voulus. Et en ayant davantage de force, je suis paradoxalement moins dur, car tout passe mieux. J’ai aussi évidemment gagné en expérience.

Montez-vous des chevaux très différents les uns des autres ?

Là où les autres cavaliers choisissent les chevaux qu’ils aiment et les font acheter par leurs propriétaires, je monte pour ma part ceux que Jan choisit. A moi de m’y adapter, mais c’est bien sûr plus facile avec des chevaux de haute qualité.

On parle tout le temps de votre jeune âge, de votre précocité. Qu’en pensez-vous ?

Tout petit, j’ai très vite choisi les chevaux, et je ne me suis pas du tout senti perdu ou décalé avec mon père et d'autres gens du monde équestre plus âgés que moi. En venant en Hollande, j’étais conscient de faire le grand saut dans le monde des adultes, un monde sans sentiment, sans rigolade. Mais je n’ai absolument pas l’impression de manquer quelque chose, car je fais ce que j’aime. Une chose est sûre en tous cas, je ne fais aucun complexe en concours par rapport à mon âge.

Et la pression, la ressentez-vous ?

J’ai de la peine à savoir ce que veut dire ce mot. Je fais ce que j’aime, en donnant le meilleur de moi-même, et je le fais pour moi et mon entourage direct, sans me préoccuper de ce que pensent les autres. Je parlerais donc plutôt de motivation. Par ailleurs, si un cavalier fait une faute dans un parcours décisif, on aura tendance à dire qu’il a mal supporté la pression, et ce même s’il a très bien monté. Mais on ne le dira pas si, en montant mal, il fait un sans-faute. Je pense par conséquent que le mot pression ne veut pas dire grand-chose.

L'INSTINCT…


Quelles sont vos atouts, techniquement parlant ?

Je ne sais que dire. Je fonctionne beaucoup à l’instinct, il y a beaucoup de choses que je n’arrive pas à expliquer.


Vos défauts ?

J’en ai plein. Je m’améliore en travaillant tous les jours chaque partie de ma monte.


Les huit premiers, aux Européens de Donaueschingen, vous avez terminé dans la même faute. Qu’est-ce qui a fait la différence ?

Sur le papier, nous étions tous capables de gagner. Aucun d’entre nous ne constituait une réelle surprise, même pas moi. Mon jeune âge était "compensé" par le fait que je disposais du meilleur cheval. Jan et moi savions qu’une excellente performance était possible. On peut évoquer la chance, mais les Allemands ont mieux monté le premier jour, dans le barème C. C’est ça, et rien d’autre, qui a fait au bout du compte la différence.

Où vous situez-vous entre équitation germanique et équitation latine ?

L'équitation germanique n’existe plus, et Beerbaum, Ahlmann ou Ehning montent aussi "latin" que les autres. L’équitation en général s’est affinée. La seule différence aujourd’hui, c’est que les Allemands sont les meilleurs, c’est tout ! Ils sont aussi plus sérieux et travailleurs, et je me reconnais bien dans ce trait de caractère.

Après Donaueschingen, certains journalistes ont parlé de vous comme du Federer de l’équitation. Qu’est-ce que cela vous inspire ?

Cela m’a fait assez plaisir, chaud au cœur. Surtout que Federer réalise quelque chose d’extraordinaire, dans un sport médiatisé. Je l’admire beaucoup. Mais vous savez, ce genre de comparaison, ça rentre par une oreille et ça sort par l’autre…

 

2003

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