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Steve Guerdat

Motivation intacte

mardi 24 janvier 2006

"Tijl" Aix-la-Chapelle 05

Steve Guerdat ne se laisse pas « démonter »

Saut d’obstacles La récente vente de « Tijl » à Athina Roussel Onassis a fait mal au cavalier jurassien, mais elle ne le démotive pas avant les mondiaux 2006
 
 
 

Dubaï / Texte  Alban Poudret

 
Aux portes du top 10 mondial (13e), Steve Guerdat  s’était rendu à la mi-janvier à Dubaï, CSI le mieux doté du monde, pour jouer les premiers rôles. Et un bon Zurich ( du 26 au 29 janvier) lui aurait sans doute permis de faire partie de ce club très fermé. Las, la récente vente de "Tijl-van-het-Pallieterland", offert par Athina Roussel Onassis à son mari, le Brésilien Alvaro de Miranda Neto, change la donne. Une fois de plus, Jan Tops vend le cheval de tête de son « pilote » ! a Dubaï, le Jurassien a pris le temps de faire le point avec « Le Matin », de marquer un temps d’arrêt. Pour mieux réattaquer le circuit. Dès Zurich!
-Steve, le départ de « Tijl » change beaucoup de choses.
-C’est clair, avec lui, je venais pour jouer la gagne et, sans lui, dans un concours aussi relevé que Dubaï, avec les 20 meilleurs mondiaux, c’est mission très difficile. « Tijl était un extraterrestre, c’est un coup dur, mais il faut savoir s’en remettre. Se relancer, avec de nouveaux objectifs.
-Un concours aussi mirobolant que celui-ci sans un crack, c’est un calvaire?
-J’ai cru que « Jus-des-fontaines » pourrait le remplacer, mais, jeune étalon, il a été perturbé par cette brusque confrontation avec l’extérieur et il s’est fait un peu peur le premier soir. C’est peut-être un peu tôt… mais il ne faut pas tout remettre en question, simplement lui donner du temps.
-Ca signifie dire adieu à la finale de la Coupe du monde, fin avril, à Kuala Lumpur?
- Probablement, mais l’année passée, à pareille époque, j’en étais au même point, je n’avais pas un vrai cheval de grand prix et j’ai ensuite pu lutter avec les meilleurs à la coupe du monde, à Las Vegas, et aux Européens, avec « Pialotta »,. Demain ou la semaine prochaine ou le mois d’après, je retrouverai peut-être un crack. Pour l’heure, je revois tout à la baisse, mais ça bouge vite.
-C’est à la fois l’avantage – et l’inconvénient – chez Jan tops ; tout est possible, ouvert?
-Exactement. J’ai 20 points en coupe du monde, j’ai donc fait la moitié du chemin, et je pourrais me qualifier pour la finale si un bon cheval arrivait bientôt. Et, pour les Mondiaux d’Aix, il y a sans doute une place à prendre.
-De voir ainsi le box de « Tijl » vide, ça va vous secouer, non?
-Oui, surtout celui de « Tijl ». On avait une relation très forte. En six mois, on  avait réussi à faire ensemble ce qui prend normalement deux ou trois ans, dans le travail, le dressage et les résultats. On était devenus comme deux vrais copains, comme deux êtres humains. On passait beaucoup de temps ensemble, je n’ai jamais autant joué avec un cheval qu’avec lui.
-A  Aix, « Tijl » a sauté comme un dieu et, en même temps, il voulait filer vers la sortie..
-Ce qu’il a fait là-bas, pour son premier Aix-la-Chapelle, est phénoménal. Vous prenez 99% des chevaux, quel que soit leur âge, leur passé ou leur expérience, ils ne peuvent enchaîner les trois grosses épreuves d’Aix la première fois. Ils ne vont  même pas finir le premier jour ou sortir avec trois fautes, alors que j’ai pu être sans fautes dans le GP d’Europe et dans le GP du dimanche. Trois mois auparavant, il ne sautait encore pas une rivière et, là, sur la plus grande place du monde, avec le lac et les bidets, des montagnes à sauter, il a été extraordinaire.
-Le soir du Grand Prix, vous êtes-vous dit : « C’est trop bien allé, il sera vendu »?
-Non, j’ai attendu que toutes les tribunes se vident pour aller le monter une heure dans l’arène, pour exercer le fameux virage, sans s’énerver. Je pensais aux Mondiaux de cette année, mais ce n’est pas moi qui en profiterai…
-Sera-t-il difficile de la regarder monté par un autre?
-Non il part dans une bonne écurie et ils vont bien s’en occuper. Je le regarderai, c’est sûr.
-Miranda vous a-t-il demandé des conseils?
-Oui, mais il n’y a rien de particulier à lui dire, « Tijl » est prêt pour les grosses échéances, et avec Doda, qui a du métier, pas de problème. Il suffit d’entretenir sa forme, sa force, sa musculature. Ils devraient commencer à Arezzo, en mars.
-Vous travaillez beaucoup pour amener un cheval à ce niveau et le voir partir d’un coup, alors que tout va bien, ça doit être dur?
-Je le savais avant d’aller chez Jan (Tops), il y a trois ans et demi, ça fait partie des règles du jeu. Ce n’est pas facile à accepter, mais c’est ainsi.
-Est-ce vivable sur le long terme?
-Difficile à dire, je ne sais pas ce qui m’attend demain. Le sport devient si pointu, si difficile que je pense qu’il faut au moins garder un crack comme « Tijl » ou deux ou trois chevaux normaux de GP pour pouvoir bâtir une carrière.
-Vous pensez à Rodrigo Pessoa et à « Baloubet »?
-Oui bien sûr, mais à la plupart des cavaliers du top 10 ou du top 20, « Gladys’s », « Goldfever », les chevaux d’Ehning ou de Markus (Fuchs) sont là depuis deux, quatre ou six ans, avec le même cavalier. Ils se connaissent par cœur ! Moi, je n’ai jamais eu le même cheval dans deux championnats, pas même chez les jeunes. Il y a bien une exception, c’est « Pialotta », qui a fait la Coupe du monde (6e) et les européens (7e) en 2005, mais je ne l’ai eue en tout et pour tout que pour sept concours…
-Ces voyages toutes les semaines, et le plus souvent au volant du camion, la nuit, ces douze chevaux à monter les rares jours où vous êtes à Valkenswaard, n’est-ce pas usant à la longue?
-Non, j’aime beaucoup ça, je le voulais et je l’ai. Le plaisir reste intact et je ne tiens plus en place un week-end sans concours. Même ici à Dubaï, au bout de deux jours à la plage, je m’ennuie des jeunes chevaux que je monte d’habitude à la maison et je me sens inactif.
-Ce sport, c’est aussi beaucoup d’argent, de business, on le voit bien là, est-ce que cela ne vous éloigne pas de votre idéal initial?
-J’ai toujours eu une relation éloignée avec l’argent et la richesse, ça ne m’attire pas. Aussi longtemps que je subviens à mes besoins et vis même bien de ma passion, ça me suffit. Je préférerais mourir avec beaucoup de médailles autour du cou qu’avec un paquet d’argent sur mon compte en banque.
-Et si maintenant je vous proposais « Tepic-la-Silla », « Tijl », « Pialotta » ou « Baloubet-du-Rouet » pour les prochains Jeux mondiaux, vous prendriez lequel?
-Des quatres, le favori serait bien sûr "Baloubet", par rapport à son expérience et à son palmarès, mais je choisirais "Tijl"...
-Vous vous imaginiez dans la finale tournante à quatre, avec Rodrigo et les autres?
-Oui. J’en rêvais et, sans vouloir la jouer, avec « Tijl », après notre Aix-la-Chapelle 2005, je devais figurer parmi les huit ou dix couples favoris, au moins. Avec « tijl », j’étais un candidat à la tournante et à la victoire.
-vous n’avez pas perdu vos illusions.
Le rêve d’enfant reste-t-il intact ?
-Oui

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