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Steve Guerdat

Steve Guerdat: «Je suis fier pour le Jura»

vendredi 11 décembre 2009

Champion d'Europe par équipes cette année, le Jurassien Steve Guerdat, 27 ans, est désormais également médaillé olympique. Confidences d'un cavalier prodige.


Avec la confirmation de la disqualification des Norvégiens, vous et vos coéquipiers Christina Liebherr, Niklaus Schurtenberger et Pius Schwizer êtes les nouveaux médaillés de bronze des Jeux olympiques de Pékin. Votre sentiment?
Image © Jean-Luc BarmaverainPour le moment ça ne me fait rien. Ni chaud ni froid. Car ce qui est beau dans une médaille - comme cette année aux championnats d'Europe -, c'est quand toute l'équipe se tombe dans les bras, qu'on monte ensemble sur le podium et que nos familles sont autour de nous. Cette ambiance en fait un moment magique. Or les Jeux sont passés depuis une année et demie, donc il est difficile de se réjouir. Mais, lorsqu'on recevra cette médaille, qu'on se retrouvera pour la fêter, c'est sûr que là il y aura de la joie. Pouvoir accrocher une médaille olympique à son mur, c'est le rêve de chaque athlète. C'est quelque chose de grand dans une carrière.

Que représente le fait d'être le deuxième Jurassien de l'histoire à obtenir une médaille olympique?
Je suis surtout fier pour le Jura. La plupart de mes proches y vivent, ce sont mes plus grands fans. Et c'est pour eux que cela me réjouit le plus.

Cette médaille vient garnir un palmarès déjà très étoffé. A 9 ans, quand vous commenciez à monter au manège de Glovelier, imaginiez-vous réaliser une telle carrière?
J'en rêvais. Comme mon père évoluait au haut niveau, on avait des médailles à la maison. Tout petit, je savais ce qu'était un championnat, un podium. Et je voulais moi aussi faire une belle carrière. J'y croyais, mais parfois j'ai pensé que ce ne serait pas possible.

A quel moment?
J'ai traversé une période assez difficile il y a trois ans, quand j'ai recommencé à zéro en créant ma propre écurie. A ce moment-là, je n'aurais jamais imaginé, une année plus tard, gagner à Genève, puis aller aux Jeux olympiques, disputer la finale de la Coupe du monde et être champion d'Europe. Jouer les premiers rôles dans les grands championnats, décrocher des médailles, c'est ce qui m'a toujours motivé. Bien sûr, j'ai commencé pour le plaisir, mais j'avais peut-être déjà, dès le départ, plus l'instinct de compétition que les autres. Et c'est vrai que, quand je participais à mes premiers championnats jurassiens, au niveau juniors, à 10-12 ans, je me mettais déjà une pression terrible parce que la seule chose qui comptait pour moi était d'être sur le podium. Quand je n'obtenais pas de médaille, c'était terrible pour moi.

Des crises de larmes?
Non, je crois bien n'avoir jamais pleuré d'une défaite. Je n'ai pleuré qu'une fois, c'était pour ma victoire en Coupe du monde à Genève. Mais d'une défaite non, parce que c'est là qu'il faut savoir être fort, relever la tête. Et on ne peut s'en vouloir qu'à soi. Donc les larmes n'ont pas place dans la défaite. Par contre, les émotions qui ressortent dans la victoire sont incontrôlables.

N'avez-vous jamais été tenté par autre chose que l'équitation, histoire de vous démarquer de votre père, Philippe?
Non, j'ai toujours voulu aller à cheval. Petits, on prenait des cours, on s'amusait à la longe avec mon frère. Mais c'est vrai que, vers 10-11 ans, je jouais au foot en club. Et, en hiver, après l'école, c'était soit aller tout seul au froid dans son manège faire ses deux heures d'entraînement d'équitation, soit aller s'amuser avec tous les copains sur le terrain de foot.

Donc là, j'étais plutôt branché foot. Ensuite, ça allait bien dans les deux sports, mais il y avait des matches et des compétitions qui se croisaient tous les week-ends. Il a fallu choisir et pour moi ça a été clair que j'arrêtais le foot et continuais l'équitation. Ensuite, ma mère voulait absolument que je fasse des études, que j'aie un papier. J'ai fait une année de maturité, mais ça ne m'intéressait pas. Ma raison de vivre, ce sont les chevaux. Quand je ne me sens pas bien, je monte à cheval et il n'y a plus de problème. Et quand je vais bien, je suis aussi à cheval!

Après l'année olympique, comment s'est déroulée votre saison 2009?
Comme ci comme ça... Elle a commencé sur un lit d'hôpital - je me suis fait opérer d'une hernie discale -, donc j'ai loupé les deux premiers mois. Mi-février, je me suis remis à cheval, mais ça prend du temps pour retrouver le rythme et être compétitif. Pour moi, comme pour les chevaux. On a retrouvé le niveau à la fin de mars. Ensuite, toute la saison estivale s'est bien déroulée, je suis resté trois-quatre mois de suite dans les dix meilleurs cavaliers. J'ai été jusqu'au sixième rang mondial.

Et puis il y a eu ce titre par équipes, aux Championnats d'Europe...
La cerise sur le gâteau! C'était magnifique, jusqu'au samedi. Parce que, le dimanche, ma jument «Jalisca-Solier» s'est blessée. Et puis, comme souvent, quand il y a un souci, tout se dégrade un peu. On a dû opérer ma jument, mon deuxième cheval s'est blessé à son tour. J'ai dû concourir avec les autres chevaux, qui sont encore jeunes pour faire des résultats. (Mais ça leur a fait du bien pour l'expérience.) Et puis moi, à un moment, j'ai dit: «J'en ai marre, je ne peux pas tout faire tout seul.» Donc la fin de saison a été difficile. Mais, d'un autre côté, je pense que ça m'aidera. Ça a remis pas mal de choses en question.

C'est-à-dire?
J'ai pris la décision assez jeune de monter ma propre écurie, d'être autonome. Du coup, je me prends de grandes claques dans la figure à peu près une fois par année, pour des choses auxquelles je ne m'attendais pas. Mais, comme je ne suis pas quelqu'un de fataliste, je me dis que, si je suis arrivé dans cette situation, c'est que j'ai fait quelque chose de faux. Donc c'est à moi d'améliorer le management de l'écurie.

Ne pas pouvoir participer à la finale du Top 10 Rolex-IJRC, c'est une grosse déception?
Non, parce que la finale du Top 10 c'est simplement la preuve de ce que vous avez fait. Ça vient automatiquement si on est bon et qu'on fait du bon travail. Si je ne suis pas dans les dix, c'est de ma faute. Il faudra être meilleur l'année prochaine.

Pour briller en avril à Genève, lors de la finale de la Coupe du monde...
Je l'espère. En tout cas, je l'attends avec impatience. Ici, à Genève, c'est mon concours. Et je veux absolument être dans cette finale.

Source : Le Matin / Gaëlle Cajeux
Photo : Image © Jean-Luc Barmaverain

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