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Steve Guerdat

Steve Guerdat sous les lumières de Las Vegas

samedi 21 avril 2007
HIPPISME. Jeudi, le Jurassien de 24 ans s'élancera sur la piste de la capitale du jeu pour sa deuxième finale de la Coupe du monde. Il raconte sa préparation.

Mercredi 18 avril 2007
    
Il s'est qualifié un peu par hasard pour cette finale de la Coupe du monde. Pourtant, en 2005, quand il montait encore pour Jan Tops, il s'était déjà classé sixième de la prestigieuse épreuve. Mais après son départ de Hollande, il y a un an, Steve Guerdat avait été contraint de recommencer à zéro avec des chevaux encore inexpérimentés. «Les premières épreuves qualificatives, je n'y suis même pas allé parce on y envoyait que les cavaliers qui avaient de bonnes chances de prendre part à la finale», s'amuse Steve. C'est en un temps record que le Jurassien a amené ses chevaux au plus haut niveau, en particulier la jeune Jalisca Solier qui lui a permis de remporter deux étapes de la Coupe du monde cet hiver.

Avant de planifier sa préparation, Steve Guerdat a d'abord dû choisir quelle monture emmener à Las Vegas. On pense tout de suite à sa bondissante petite Jalisca... Perdu, ce sera l'étalon Trésor. Désigné avant que sa jument vedette ne fasse une colique, il y a deux semaines. «Las Vegas est un tout petit manège. Et Jalisca a besoin de beaucoup de place parce que quand on doit la reprendre trop souvent, elle s'énerve et devient difficile à monter, explique Steve. Alors que Trésor, c'est le contraire, il est mieux sur les petites places parce que ça l'empêche de galoper trop vite sur les obstacles.» Quelles sont les chances réelles de l'étalon qui n'a jamais gagné d'épreuve majeure? «Il est capable du pire comme du meilleur» résume Steve. Très puissant, Trésor, onze ans, manque malheureusement un peu de respect. Faire tomber une ou deux barres ne le dérange pas trop. «Pour lui, sortir d'un Grand Prix avec quatre points, c'est bien», concède son cavalier.

S'il n'a pas le génie des montures de top niveau, l'étalon est capable d'excellentes performances. Comme cette étape qualificative de la Coupe du monde en Belgique, où il manque de peu de gagner l'épreuve à cause d'une faute au barrage. Même sans sa jument de tête, Steve croit en sa chance et il la défendra coûte que coûte. «Je pars complètement motivé pour essayer de devancer le plus de monde possible. Sinon, je n'irais pas.»

Le jeune Jurassien a préparé l'étalon à l'échéance américaine deux mois à l'avance. «Normalement, je n'aime pas tellement me concentrer sur un concours et laisser tomber tout le reste, nuance-t-il. Mais Trésor n'est pas un cheval que je peux avoir bien chaque semaine. J'ai donc dû le ménager en vue de cette finale.» Ménagement n'est pas synonyme de repos puisque comme toutes les montures de Steve, Trésor est sorti au minimum trois fois par jour.

Le cavalier a profité du «Sunshine tour» à la mi-mars, en Espagne, pour développer la force et la condition physique de son cheval. En compétition, il travaille le contrôle sans chercher la performance. «Je l'ai laissé sauter un peu plus mal dans les derniers concours pour l'avoir vraiment en forme pour la finale.» Il emmène ensuite sa monture au CSI de Dortmund pour le réhabituer à sauter en manège et plusieurs jours de suite comme ce sera le cas à Las Vegas.

De retour à Zurich, le mardi 10 avril, promenade au trot pour récupérer avant un ultime entraînement. Avec Beat Mändli, le second cavalier suisse qualifié pour la finale, Steve a loué un manège pour effectuer un parcours de saut à l'intérieur. Ensuite, encore un trotting dans les bois et le lendemain, c'est le départ pour les Etats-Unis.

Arrivé à Las Vegas dimanche, Trésor a quelques jours pour s'habituer au manège et se remettre du voyage. «En général, les chevaux digèrent sans problème les décalages horaires et supportent bien la chaleur», rassure le Jurassien. Mercredi, une warm up, c'est-à-dire une épreuve dont le résultat ne compte pas, est organisée pour permettre aux chevaux de sauter une première fois sur la piste. Et dès demain, jeudi, les choses sérieuses commencent.

La finale américaine est un concours très particulier et pas seulement de par l'importance de l'enjeu. «C'est le show, c'est Las Vegas», s'enthousiasme Steve Guerdat. Il a déjà pris part à la finale en 2005 et en garde un souvenir grisant. «Quand on entre en piste, il y a des projecteurs et de la musique techno, les gens dansent sur les chaises. Tout s'enchaîne très vite, ce qui est très bien pour le sport parce que les spectateurs s'embêtent quand ils doivent rester assis trois-quatre heures dans les tribunes.» Visiblement, les concurrents apprécient. Et les chevaux? «En général, ils sont comme nous, ils n'entendent même pas la musique, tellement ils sont concentrés. Il y a des chevaux que ça peut déranger mais les cavaliers jouent le jeu parce que c'est Vegas, que c'est beau et que c'est la fête.»

Contrairement aux compétitions classiques qui proposent des épreuves toute la journée, le concours ne comporte que les étapes de la finale. Les cavaliers ne montent qu'un cheval par jour et disposent d'un temps libre inhabituel «On va monter tôt le matin, vers 6h00, raconte Steve. A 8h00, on rentre à l'hôtel, on déjeune et après on a toute la journée pour nous. L'épreuve recommence à 19h00 donc vers 17h00, on retourne là-bas pour sauter et à 21h30, on a fini. On a le temps d'aller voir un show ou de jouer au casino pour ceux qui veulent. C'est aussi un rendez-vous sympa pour nous.» Un rendez-vous inespéré pour le plus sûr espoir du jumping helvétique.   

Un voyage éprouvant pour les chevaux

Les animaux font dix heures de camion et vingt heures d'avion pour rallier les Etats-Unis.

Pour rejoindre Las Vegas, les deux chevaux des cavaliers suisses ont effectué un interminable voyage en camion et en avion. Vendredi matin, Trésor et Idéo du Thot ont pris la route, direction Amsterdam. Un trajet qui a duré la journée entière. Ils ont passé la nuit dans une écurie hollandaise avant de se rendre à l'aéroport samedi matin en compagnie de toutes les montures des cavaliers européens. Là, les chevaux ont été chargés dans des containers qui ont ensuite été hissés à bord de l'avion qui leur était réservé. Durant le voyage, les grooms abreuvent et nourrissent les chevaux. Les animaux ne reçoivent toutefois pas de calmants ni de médicaments. «En général, il n'y a pas de gros problèmes avec les chevaux en avion, moins que ce que l'on pourrait imaginer, commente Steve Guerdat. Sur une dizaine de chevaux, il y en a habituellement un qui arrive avec un peu de fièvre et qui ne va pas très bien.»

Pour son étalon, il s'agissait d'un baptême de l'air. Mais Trésor supporte plutôt bien les voyages. Comme dans tous ses déplacements, il était accompagné de la groom de Steve, Heidi. Malgré une récente fracture du bras, la jeune fille veillera sur le confort de l'étalon jusqu'à son retour à Zurich.    

L'agenda de Trésor

Samedi 7, dimanche 8 et lundi 9 avril: Concours de saut à Dortmund (Allemagne).
Mardi 10: Promenade en forêt.
Mercredi 11: Entraînement de saut d'obstacle dans un manège zurichois avec Beat Mändli.
Jeudi 12: Promenade en forêt.
Vendredi 13: Départ en camion pour Amsterdam.
Samedi 14: Voyage en avion jusqu'à Las Vegas.
Dimanche 15: Arrivée aux écuries du concours, sorti par la groom.
Lundi 16, mardi 17: Travail sur le plat dans l'enceinte du concours.
Mercredi 18: Warm-up, exercice de saut sur la piste de Las Vegas.
Jeudi 19: 1re manche de la finale.
Vendredi 20: 2e manche de la finale.
Samedi 21: Travail sur le plat dans l'enceinte du concours.
Dimanche 22: Pour les cavaliers qualifiés, 3e manche de la finale.

Source : Le Temps, 2007

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