Il n'y a aucun article dans votre panier.

Mon panier

Qté: 0
Total: 0

Produit ajouté à votre panier !

Afficher le panier »
Steve Guerdat

Steve Guerdat, un surdoué ambitieux

lundi 15 décembre 2008
Steve Guerdat et Jalisca Solier. C’est avec cette jument qu’il avait remporté sa première étape de Coupe du monde à Genève. Aujourd’hui, il est plus que jamais le favori du public de Palexpo.
 
Le Jurassien de 26 ans a remporté le défi des champions avant de prendre la deuxième place de l'étape de la Coupe du monde lors du concours hippique de Genève.

Julie Conti

Il a pris tous les risques, poussant sa bondissante petite jument jusqu'au bout de ses possibilités. Après sa victoire de la veille dans les Défi des champions, Steve Guerdat a encore pris la deuxième place du Grand Prix Coupe du monde de dimanche derrière l'imbattable Eric Lamaze. Une performance qui confirme, si besoin est, l'étendue du talent du jeune Jurassien.

 «D'habitude, il y a soit Hickstead, soit Shutterfly (ndlr: les étalons d'Eric Lamaze et Meredith Michaels-Beerbaum) dans un concours et celui qui bat l'un ou l'autre a gagné. Là, il y avait les deux et j'ai pu me glisser au milieu», commentait en riant Steve Guerdat. A l'issue d'un beau parcours et d'un barrage au suspense inégalé, le cavalier a pris la deuxième place du Grand Prix derrière le champion olympique au culot monstre, mais devant le numéro un mondial. Un podium de rêve qui s'est disputé aux limites physiques des performances des chevaux. «Il était difficile de prendre plus de risques, précisait le Jurassien Il y avait tout de même quelques obstacles sur ma route.» Car à voir les cavaliers slalomer à une telle vitesse entre les chandeliers, on en oublierait presque qu'ils franchissent là des verticaux toisant 1m60.

La performance de Steve Guerdat lui a permis de consolider son avance en tête du classement provisoire de la Coupe du monde. Elle a aussi souligné ce que le cavalier de 26 ans sait déjà: il a toutes les cartes en main pour progresser encore dans la hiérarchie mondiale. Actuel numéro dix, le Jurassien n'hésite plus à clamer le fait qu'il vise désormais la place de numéro un. S'il demeure plutôt modeste, il a de l'ambition. Et les moyens qui vont avec.

En plus d'un talent hors norme, Steve Guerdat peut compter dans sa quête sur une écurie très performante. A Genève, il a remporté l'épreuve des combinaisons avec Ferrari, le défi des champions avec Trésor et a arraché sa deuxième place dans le Grand Prix du dimanche avec Jalisca Solier. Et il avait laissé des cracks à la maison. Difficile de rester de marbres devant tant de réussite. D'autant plus que la carrière du champion a connu des creux difficiles à surmonter.

Le concours hippique de Genève a vu naître Steve Guerdat. Dès l'adolescence, alors qu'il n'était qu'un embryon de génie, le Jurassien s'est vu offrir des invitations lui permettant déjà de se mesurer aux ténors du circuit. Il l'a vu renaître aussi, en 2006. Le cavalier sortait alors de la période la plus sombre de sa carrière. Il avait quitté le marchand hollandais Jan Tops chez qui il travaillait depuis plusieurs années pour se mettre au service d'un richissime entrepreneur ukrainien. Une écurie de rêve l'attendait en échange d'un changement de nationalité. Refusant le marché au dernier moment, Steve Guerdat était rentré en Suisse seul. Sans sponsor et sans monture.

C'est alors qu'Yves Piaget s'était porté au secours du cavalier pour lui offrir une écurie à la mesure de son talent. Jalisca Solier, difficile jument au palmarès inexistant avait été sa première monture et c'est ensemble que le couple avait remporté à Genève sa première étape de Coupe du monde. Une «success story» qui avait fait couler beaucoup de larmes et beaucoup d'encre.

Aujourd'hui, Steve Guerdat est plus que jamais le favori du public genevois. Affichant leur amour sur des banderoles pleines de cœur, les nombreuses fans du Jurassien ont fait monter ce week-end les aigus de leurs hurlements à des niveaux rappelant un concert de Patrick Bruel. «Je veux avant tout remercier le public, soulignait le cavalier sur le podium du défi des champions. Vous êtes extraordinaires, je vous adore.» Même le directeur technique du concours Alban Poudret a craqué samedi soir devant la nouvelle victoire de son favori, s'effondrant en larmes durant la conférence de presse.

Steve Guerdat a maintenant presque tout gagné à Genève. Le Grand Prix du vendredi à 22 ans, l'étape de la Coupe du monde à 24 ans et cette année, la grosse épreuve du samedi soir. L'appétit venant en mangeant, le Jurassien a aujourd'hui faim, très faim. «Ça va être difficile, mais je peux encore mieux faire sur cette piste. Là, j'aurais pu gagner le Grand Prix du dimanche. Et il y a encore la chasse que je n'ai jamais remportée.» On l'a dit, Steve Guerdat est ambitieux. Malgré cela et en dépit de son jeune âge, il gère la carrière de ses chevaux avec une sagesse rare. L'an passé, alors qu'ils s'étaient tous juré de prendre leur deuxième monture pour la finale de la Coupe du monde à cause de l'échéance olympique, les cavaliers étaient arrivés à Göteborg avec leur meilleur cheval. Steve Guerdat, lui, avait laissé Jalisca Solier au repos pour prendre son étalon, Trésor. Dimanche, sa première décision après sa deuxième place dans le Grand Prix a été d'annuler sa participation à deux étapes de la Coupe du monde pour laisser ses chevaux au repos.

Steve Guerdat reviendra à la compétition à Zurich fin janvier et reprendra une saison indoor qui le mènera jusqu'à la finale de la Coupe du monde pour laquelle il est d'ores et déjà qualifié. A Las Vegas, il aura à cœur de faire mieux qu'en 2007, année où il s'était adjugé la médaille de bronze dans cette même ville qui n'aime rien autant que les ambitieux.
Source: le temps

Mécénat

Hofgut Albführen
CHC Horses

Sponsors

Rolex
Toyota

Partenaires

Veredus
Artionet Web Agency
TRM
Amerigo
Samshield
Parlanti Roma
Hypona
Swiza
Ce site utilise des cookies à des fins de statistiques, d’optimisation et de marketing ciblé. En poursuivant votre visite sur cette page, vous acceptez l’utilisation des cookies aux fins énoncées ci-dessus. En savoir plus.